MARIAGE

5 août 2016 : L’histoire de notre rencontre

Photo des Dall’K prise en Italie

Le 5 août 2016, il y a 6 ans, je rencontrais Matteo pour la première fois, sans vraiment le rencontrer… une histoire digne d’un roman ou d’un film à laquelle parfois, moi-même je ne crois pas. Pour nos 6 ans, un an avant notre mariage, on a voulu marquer le coup et vous partager cette rencontre.`

Bonne lecture !


Depuis janvier on travaille sur ce projet avec le Chat calligraphe, un biographe qui raconte sous forme de récits et de livres des jolies histoires. Je vous parlais de ses créations et son travail dans cette article, si vous voulez en savoir plus ! Et je vous laisse avec le premier chapitre du récit qu’il a écrit sur nous. Un de mes biens les plus précieux depuis que je l’ai tenu entre mes mains (et que j’ai versé plus d’une larmes). Et en dessous, je vous raconterai les détails avec mes mots 🙂

DREAMING FILMING : L’histoire vraie de la rencontre de Léa-Marie et Matteo

Quand je revois cette année, je me dis
ça n’a pas pu nous arriver, ça doit être un film,
on a dû voir un film et on l’a rêvé.
On dirait qu’on invente…

Chapitre 1 : La couleur

Place du forum à Saint-Louis, un soir d’été. Un parking métamorphosé en vaste salle de concert en plein air. Il est vingt heures, il fait encore jour, il fait beau et chaud. Une foule prodigieuse est présente, l’atmosphère est à la fête. La scène, surélevée, est impressionnante, gardée par des grilles et des gorilles, gorilles navigant le long d’une large douve.
Il va se passer quelque chose de grand.
Au premier rang se trouve une jeune fille élancée, un cornet de churros à la main. Elle porte une tenue qu’elle ne portera qu’une fois ; elle ne se trouve pas fort apprêtée ; elle s’est maquillée vite, peut-être même n’est-elle pas maquillée. Comment aurait-elle pu savoir ? Il est des rendez-vous dont personne ne vous informe, seulement la vie, lorsque le rendez-vous est là.
Il s’en est d’ailleurs fallu de peu que la jeune fille soit ailleurs ce soir : la crainte d’être fatiguée pour la longue journée qui l’attend demain, la crainte de l’orage aussi ; et les personnes qui avaient prévu de les accompagner, ses parents, sa sœur et elle, ont annulé. La jeune fille ne connaît pas le groupe qui s’apprête à monter sur scène, elle s’est déplacée pour la tête d’affiche.
Au cœur de cette composition d’apparence fragile, le destin en habile couturier tisse son chef-d’œuvre, en habile joueur échafaude sa réussite, carte par carte ; en coulisse, complote avec malice.
5 août 2016. Deux êtres vont se rencontrer sans se toucher, se voir sans croiser les regards. Tomber amoureux.

*

Le premier groupe entre sur scène avec un peu de retard ; un jeune homme entre, à l’heure, dans la vie de la jeune fille. Sur scène, ils sont désormais six, mais depuis un moment les nombres sont devenus fous – sur cette place sont-ils trois ou dix mille ? –, et la jeune fille n’en voit qu’un.
Il porte un tee-shirt noir, un pantalon gris. Il paraîtrait presque grand, là, sur son Olympe, avec sa basse, et la jeune fille croit rêver : il suffit à cet individu de pincer les cordes pour affirmer « je suis là où je dois être sur terre ». Et toutes ces lumières sur lui ! Une fulgurance traverse la jeune fille, s’impose : « T’étais où tout ce temps ? » Dans cet éclair tout prend forme, comme si, jusqu’à ce rendez-vous, la vie avait été vécue sans couleurs. De la main qui ne tient pas le cornet de churros, la jeune fille attrape le bras de sa sœur : « C’est l’homme de ma vie. »
Il s’appelle Matteo.

Matteo joue, et le plaisir est palpable. Lorsqu’avec ses compères il s’engage dans le deuxième morceau, du regard il balaye le public pour la première fois. Il sait ce moment important, il sait que, toujours, lors d’un concert, l’esprit cherche un repère. Il appelle cela « le visage référent », celui sur lequel on s’arrête avant de revenir à ses collègues ou à son manche de guitare. On ne choisit pas un visage référent – il est rare que l’on choisisse ce que l’on voit : la vie nous montre du doigt ce qui est là pour nous. Désigné, le visage référent devient phare, éclaireur enveloppant de sa lumière-chaleur, éclaireur donnant au monde que l’on sillonne alors sa vraie couleur.
La foule sur cette place n’est là que pour ces deux êtres, pour célébrer la trouvaille : la câline aiguille de cactus dans une botte de foin. Le balayage s’arrête, Matteo la voit maintenant, de la lumière se dégage d’elle. Matteo ne voit pas la doudoune – la veste que la jeune fille vient d’emprunter à son père –, il ne voit pas le haut à rayures et le col bénitier ni même le cornet de churros au Nutella, il voit son visage.
Elle s’appelle Léa-Marie.

*

Voici ce que l’un a vu, voici ce que l’autre a vu ; et voici ce que voit la vie en
contemplant cette soirée du 5 août 2016 : une scène qui magnifiquement dépasse Léa-Marie et Matteo, une scène dont Léa-Marie et Matteo sont bel et bien les personnages principaux, mais pour laquelle les pinceaux ont été confiés au destin.
Léa-Marie goûte jusqu’à la dernière note de ce groupe qu’elle ne connaissait pas il y a quelques heures encore. Elle se sent tout chose, elle se dit qu’elle ne s’est jamais sentie ainsi. Matteo et ses collègues débranchent les guitares, passent derrière la scène pour rejoindre les loges. Avec l’énergie désarçonnante du néoconverti, Matteo prend d’assaut ses collègues : « Les gars, vous n’avez pas vu la fille qui était au premier rang ? Qu’elle était belle ! » Ses collègues de scène le prennent pour l’illuminé qu’il est sur le moment. Comment pourraient-ils comprendre ?
Bientôt, la famille reprend la route. De retour chez elle, Léa-Marie doit admettre que la parcourt un refrain dont elle ne saurait et ne voudrait se défaire. Sur la toile, elle cherche le groupe qui a joué en première partie, dans l’espoir de dénicher une photo sur laquelle serait mentionné le bassiste. Rien. Elle se rend sur la page Facebook ; ce petit groupe de jeunes Alsaciens, elle l’a beaucoup apprécié, il mérite qu’on s’abonne. Dans la nuit du 5 au 6 août 2016, Léa-Marie G. devient fan de « Holy tree ».

Juillet 2022

On a choisi de garder le reste du récit pour nous (les mois suivants jusqu’à notre premier baiser) comme un trésor pour qu’un petit bout de notre histoire nous appartiennent encore juste à tous les deux, mais j’espère que ce petit bout de notre intimité vous aura plu. Nous, on ne se lasse pas de le relire.

A mon tour de vous raconter le début de notre histoire :

L’histoire vraie de notre rencontre : le 5 août 2016, j’allais voir un concert avec mes parents, toute petite parmi le millier de personnes du public. Le groupe de Matteo entre sur scène… et bam, j’ai un immense coup de foudre pour lui. Je dis à ma soeur pour la faire rire (tout en le pensant un peu) : « C’est l’homme de ma vie ». Pendant ce temps, Matteo joue sur la scène. Malgré les projecteurs et le monde, son regard se pose sur moi. Je n’ai pas vu qu’il me regardait mais il ne m’a pas quittée des yeux. À la fin du concert, il demande aux membres de son groupe s’ils m’ont aussi vue : ils le prennent pour un fou, il y avait bien trop de monde.✨
Le concert terminé, je rentre à la maison sans l’oublier et je passe ma nuit à le chercher sur Insta et Facebook. Aucune identification. J’abandonne tout en m’abonnant à la page de son groupe pour les soutenir car j’adore leur musique. Je passe à autre chose. Sauf que…
Une semaine plus tard, je reçois un message sur Facebook : « Devine où on s’est rencontrés ? ». C’est lui. Je n’en reviens pas. Il avait regardé le profil Facebook de chacun des nouveaux abonnés de la page et il a réussi : il m’a retrouvée. ✨
Pendant 4 mois, on s’écrit alors tous les jours sans oser se voir et sauter le pas. En décembre, je prends mon courage à deux mains et je luis donne rendez-vous dans un bar à chat (où Niff naîtra 4 mois plus tard). En janvier, on s’embrasse pour la première fois et il ne quitte plus mon studio de 12m2 et 6 mois plus tard on adopte Niff et on emménage dans notre premier appartement ensemble. 
« Il n’y a pas de hasard. Il n’y a que des rendez-vous. »


J’espère que notre petite histoire vous aura plu… et n’hésitez pas à partager les vôtres en commentaire pour qu’on se régale, j’adore ça !

XXX, Léa-Marie

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